Newsletter
Votre logiciel newsletter vous coûte trop cher
Brevo, Mailchimp, beehiiv, Substack ou newsletter LinkedIn : comparatif des logiciels newsletter pour une agence créative, avec prix vérifiés, limites cachées et critères de choix.
Points clés
- Pour une agence de moins de 2 000 contacts, un logiciel gratuit ou à moins de 30 € par mois suffit largement
- Mailchimp facture tous les contacts, désabonnés compris : c'est le logiciel qui devient le plus cher quand votre liste grandit
- La newsletter LinkedIn donne de la visibilité, mais vous ne récupérez aucune adresse email
- Le critère qui décide : posséder sa liste et pouvoir l'exporter, avant le prix et avant les fonctionnalités
300
emails par jour sur le plan gratuit de Brevo, contacts illimités
250
contacts maximum sur le plan gratuit Mailchimp depuis début 2026
350 $
par mois pour le plan Premium Mailchimp à 10 000 contacts
0
adresse email récupérée depuis une newsletter LinkedIn
Vous avez lancé une newsletter, ou vous allez le faire, et vous hésitez entre cinq outils dont les comparatifs se contredisent. Soyons honnêtes : la plupart de ces comparatifs sont écrits par des éditeurs de logiciels, ou par des sites qui touchent une commission d'affiliation. Celui-ci est écrit du point de vue d'une agence créative qui envoie une newsletter par mois, pas d'un e-commerçant qui expédie 50 000 emails.
Notre guide de la newsletter B2B cite Brevo et beehiiv en une phrase. C'est volontairement court. Ici, on prend le temps de comparer, avec des prix relevés sur les pages officielles et les limites que les pages de vente ne mettent pas en avant.
Mis à jour le 13 octobre 2026
De quoi une agence a vraiment besoin
Une agence créative a besoin d'un éditeur propre, d'une liste qu'elle peut exporter, d'une délivrabilité correcte et d'un prix qui ne double pas quand la liste grandit. Le reste (tests A/B sophistiqués, scoring prédictif, SMS) est du confort. Concrètement, ce sont quatre critères qui séparent un bon choix d'un mauvais.
Critère 1
La propriété de la liste
Export CSV complet, avec date et preuve de consentement. Si vous ne pouvez pas partir, vous êtes locataire.
Critère 2
Le modèle de prix
Au contact, à l'envoi ou à l'abonné payant. Le même outil peut coûter 10 fois plus selon le mode de facturation.
Critère 3
La délivrabilité
Domaine d'envoi personnalisé, SPF, DKIM et DMARC. Notre article sur la délivrabilité email détaille la mise en place.
Critère 4
L'hébergement et le RGPD
Données stockées dans l'Union européenne, accord de traitement (DPA) signable, gestion propre des désinscriptions.
Vous allez me dire que le design des templates devrait figurer dans cette liste, vous êtes une agence créative après tout. Je sais ce que vous pensez. En vrai, tous les éditeurs modernes produisent un email propre en vingt minutes, et une newsletter B2B qui marche ressemble à un message écrit à la main, pas à une plaquette. Ne payez pas un abonnement plus cher pour des templates que vous n'utiliserez pas.
Brevo, Mailchimp, beehiiv, Substack : le comparatif
Brevo est le meilleur point de départ pour une agence française, Mailchimp le plus cher à l'échelle, beehiiv le plus solide pour une newsletter éditoriale et Substack le plus simple. Les prix ci-dessous sont des ordres de grandeur relevés en octobre 2026, et les éditeurs les modifient souvent : vérifiez la grille officielle avant de payer.
| Outil | Plan gratuit | Premier palier payant | Point d'attention |
|---|---|---|---|
| Brevo | 300 emails par jour, contacts illimités | À partir d'environ 7 à 9 € par mois | Logo Brevo sur le gratuit, plafond quotidien |
| Mailchimp | 250 contacts, 500 envois par mois | À partir d'environ 13 $ (Essentials) | Facture aussi les désabonnés et les inactifs |
| beehiiv | Jusqu'à 2 500 abonnés | À partir d'environ 49 $ par mois | Pensé pour les créateurs et la monétisation |
| Substack | Gratuit, sans limite de liste | Commission de 10 % sur les abonnements payants | Peu de personnalisation, pas d'automatisation |
| Newsletter LinkedIn | Gratuite | Aucun palier | Aucune adresse email récupérée |
Brevo présente son plan gratuit avec 300 emails par jour et des contacts illimités, et beehiiv compare les trois grandes plateformes de newsletter sur la commission, la propriété de la liste et la monétisation. Gardez en tête que ces deux pages viennent d'éditeurs qui vendent leur outil. Un tiers indépendant, Prompt Facile, relève de son côté que Mailchimp a ramené son plan gratuit à 250 contacts et 500 envois par mois en 2026.
Notre avis, assumé
Mailchimp n'est plus un bon choix par défaut pour une agence. Le prix suit le nombre de contacts, désabonnés compris, alors que votre volume d'envoi, lui, reste de quelques milliers d'emails par mois. À 10 000 contacts, un comparatif relève environ 100 dollars par mois sur le plan Standard, soit 5 à 10 fois ce que facturent Brevo ou MailerLite. Les agences y restent par habitude, rarement par choix.
La newsletter LinkedIn remplace-t-elle un logiciel ?
Non. La newsletter LinkedIn est un outil de visibilité, pas un outil de propriété : LinkedIn envoie la notification et l'email à votre place, et vous ne récupérez pas les adresses de vos abonnés. C'est l'analyse de Swello, et Plezi confirme que l'envoi par email est géré par LinkedIn directement.
Côté accès, les règles ont bougé. Selon le Blog du Modérateur, la condition des 150 abonnés a disparu pour les profils individuels, alors que les pages entreprise doivent toujours atteindre ce seuil. Pour le détail du fonctionnement, la page d'aide LinkedIn reste la référence.
Notre position, tranchée : n'en faites jamais votre seul canal. Une newsletter LinkedIn est un excellent moyen de faire connaître vos idées à des gens qui ne vous suivent pas encore. Mais le jour où l'algorithme change ou où un format est abandonné, vous repartez de zéro. Publiez-y, puis invitez les lecteurs à vous rejoindre sur une liste que vous possédez.
À retenir
LinkedIn pour être vu, un logiciel d'emailing pour être joint. Les deux ensemble valent mieux que l'un des deux seul, surtout si vous travaillez déjà votre lead magnet pour alimenter la liste.
Le piège du prix qui grimpe avec votre liste
Le prix affiché sur la page d'accueil n'est jamais celui que vous paierez dans dix-huit mois. Trois modèles de facturation coexistent, et chacun a son piège.
Au contact
Mailchimp, beehiiv
Vous payez pour chaque adresse stockée, même celle qui n'a pas ouvert un email depuis un an.
À l'envoi
Brevo
Vous payez le volume d'emails expédiés. Avantageux pour une grande liste peu sollicitée.
À la commission
Substack
Rien à payer tant que vous ne vendez pas. Ensuite 10 % de vos revenus, plus les frais Stripe.
Pour une agence B2B qui n'a pas d'abonnés payants, le modèle à l'envoi est presque toujours le plus économique. Vous envoyez un email par mois à 3 000 personnes, vous payez 3 000 envois, pas 3 000 contacts stockés douze mois par an.
Un conseil qui vous fera économiser plus que le choix de l'outil : nettoyez votre liste une fois par semestre. Les contacts qui n'ont rien ouvert depuis six mois coûtent de l'argent et abîment votre réputation d'expéditeur. Retirez-les, tout le monde y gagne.
Conformité RGPD : ce que l'outil ne fait pas pour vous
Aucun logiciel ne rend votre newsletter conforme à votre place. Brevo et Mailjet hébergent leurs données dans l'Union européenne (OVH et Google Cloud pour l'un, Google Cloud à Francfort et en Belgique pour l'autre), mais la base légale, la preuve de consentement et la gestion des désinscriptions restent votre responsabilité. Ces précisions viennent de donneespersonnelles.fr, un guide indépendant de conformité.
En B2B, la prospection par email peut s'appuyer sur l'intérêt légitime, à condition que le message ait un rapport avec la fonction du destinataire. Un abonné qui s'inscrit volontairement à votre newsletter est un cas plus simple : demandez une confirmation d'inscription et gardez la date comme preuve.
Le point que beaucoup oublient, ce sont les pixels de suivi. D'après l'aide de Brevo, un pixel de suivi demande un consentement distinct, même dans un email B2B envoyé sous intérêt légitime. Conséquence pratique : votre taux d'ouverture sera moins fiable qu'avant, et le taux de clic devient l'indicateur à suivre. Cette lecture de la recommandation est celle de l'éditeur, relisez le texte sur cnil.fr avant de la figer dans votre politique.
Aveu
On a longtemps piloté nos propres envois à l'aide du taux d'ouverture, sans se poser de question. Quand les pixels ont commencé à brouiller la mesure, notre tableau de bord a perdu la moitié de son sens. Depuis, on regarde les clics et les réponses reçues, qui sont des signaux que personne ne peut fausser.
Comment choisir en trente minutes
Choisissez en partant de votre situation, pas des fonctionnalités. Voici la méthode qu'on suit avec les agences que l'on accompagne.
01
Comptez votre liste réelle
Combien de contacts ont ouvert ou cliqué dans les six derniers mois ? C'est ce nombre, pas la taille brute de votre CRM, qui détermine votre tarif.
02
Fixez votre rythme d'envoi
Un numéro par mois et moins de 5 000 contacts : le plan gratuit ou le premier palier de Brevo suffit. Plus fréquent ou plus gros : comparez les paliers à l'envoi.
03
Vérifiez la sortie
Avant de vous engager, exportez une liste test en CSV. Si l'export est limité ou payant, passez votre chemin.
04
Branchez votre domaine
Configurez le domaine d'envoi et l'authentification avant le premier numéro. Un outil mal authentifié ruine vos premiers envois.
05
Doublez avec LinkedIn
Ouvrez une newsletter LinkedIn si vous voulez de la portée, avec un lien d'inscription vers votre vraie liste dans chaque numéro.
Vous voyez l'idée ? Le bon logiciel est celui qui ne vous empêchera jamais de partir. Tout le reste se rattrape.
Ce qu'on ferait à votre place
Si vous démarrez : Brevo en plan gratuit, un domaine d'envoi authentifié, un numéro par mois. Pas plus compliqué. Vous aurez le temps de payer quand vous aurez une liste et un rythme.
Si vous êtes déjà sur Mailchimp : exportez votre liste cette semaine, comparez la facture à celle de Brevo avec votre vrai nombre de contacts actifs, et migrez si l'écart dépasse ce que vous valorisez dans l'outil. Prévoyez deux à quatre semaines de montée en charge sur le nouveau service pour protéger votre réputation.
Si vous voulez de l'audience avant de vouloir une liste : commencez par la newsletter LinkedIn, mais dès le premier numéro, mettez en place la passerelle vers un logiciel. Ce n'est pas magique, c'est juste du bon sens.
Et si vous voulez qu'on regarde votre cas ensemble, sans engagement, notre offre newsletter & emailing couvre le choix de l'outil, la configuration et l'éditorial. Écrivez-nous.
Sources : Brevo, comparatif des logiciels de newsletter · beehiiv, comparatif Mailchimp, Substack et beehiiv · Prompt Facile, avis et prix Mailchimp · Swello, newsletters LinkedIn · Plezi, newsletter LinkedIn en B2B · Blog du Modérateur, accès aux newsletters LinkedIn · Aide LinkedIn, newsletters · donneespersonnelles.fr, Mailjet et RGPD · Aide Brevo, pixels de suivi et recommandation CNIL. Liens directs dans le corps de l'article à chaque source citée nommément.
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